Dans mon travail, je cherche à enregistrer les transformations du corps contemporain et à comprendre comment il s’adapte aux transformations du monde qu’elles soient culturelles, scientifiques ou environnementales.
D’autre part, j’essaye de replacer le corps dans le contexte du monde vivant. La transmutation de structures organiques en formes minérales me permettent de travailler sur des formes de traces qui indiquent en volume le passage du temps biologique.
Je travaille les matériaux que je sélectionne comme des organismes vivants à travers leurs différents états. Le papier plat ou broyé sous forme de pulpe est travaillé comme une membrane souple ou une chair qui durcit. Je cherche à donner du volume à la surface et de la surface au volume. Ces explorations me permettent de considérer le corps comme une enveloppe, une frontière à travers ses états de transformation.
Par l’incision, l’ouverture, le recouvrement et la suspension je contrains les formes que je produis à trouver leur place dans l’espace, à exprimer et à révéler le mouvement qu’elles contiennent en elles. Les tissus musculaires m’intéressent particulièrement dans la relation qu’ils entretiennent avec la gravité. Le muscle est à la fois une forme passive et une forme active, capable de se soustraire de la gravité lorsqu’il se contracte ou au contraire de s’abandonner à son propre poids lorsqu’il se relâche.
Incarnation
Mes recherches tournent autour de l’idée d’incarnation, c’est à dire la manière avec laquelle la vie prend chair, comment elle rentre dans la forme. Par l’incision, l’ouverture, le recouvrement et la suspension je contrains les formes que je produis à trouver leur place dans l’espace, à exprimer et à révéler le mouvement qu’elles contiennent en elles. Les tissus musculaires m’intéressent particulièrement dans la relation qu’ils entretiennent avec la gravité. Le muscle est à la fois une forme passive et une forme active, capable de se soustraire de la gravité lorsqu’il se contracte ou au contraire de s’abandonner à son propre poids lorsqu’il se relâche.


Transmutation
Je travaille aussi autour de l’idée de transmutation, c’est-à-dire la manière avec laquelle la matière du vivant passe de l’organique au minéral ; du volume à la surface ; de la vie à la mort. Je travaille les matériaux que je sélectionne comme des organismes vivants à travers leurs différents états. Le papier plat ou broyé sous forme de pulpe est travaillé comme une membrane souple ou une chair qui durcit. Ces explorations m’amènent à considérer le corps comme une enveloppe, une membrane, une frontière.